Les dieux

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Il existe 5 inclinaisons spirituelles à Ji-Herp : Chaos, Ordre, Satan, Lumière et Ténèbres.

- Le Chaos est tout ce qui est, tout ce qui n’est pas régit par des règles (Hasard, Vie, Amour, …). Il existe une multitude infinie de Dieux.

- L’Ordre est ce qui régit tout ce qui existe (Sciences, Lois, réalité, …). Il existe une multitude infinie de Dieux.

Ce sont les panthéons présents depuis la création du monde, c’est à dire très longtemps avant l’apparition de Dieu.

Satan est ce qu’on pourrait appeler la balance. C’est le 1er fils de Dieu. Il souhaite que tous les être vivant possèdent les même dons et la même puissance que le Dieux, peu importe la façon de l’obtenir…

- La Lumière est très proche de notre Christianisme et possède deux façons d’être vénéré. Ceux qui vois cette religion comme une religion de partage, de bonté et d’aide du prochain, et ceux qui la vois comme la seule et l’unique religion, celle que tous devrai vénérer sans autres possibilités…
– Les Ténèbres sont les Démons et Archidémons qui ont profité de l’inattention des deux entités les plus puissante pour mettre le chaos, la terreur, le sang, la torture, … sur le monde de Ji-Herp. Il existe une multitude infinie de démons. 

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Voilà ce que donnerai les inclinations du point de vue « psychologique » :

Le Chaos représente l’instabilité, à savoir l’instinct, la magie, l’imprévisible, la Nature…

L’Ordre représente l’Esprit, la science, ce qui est concret et matérialiste, réfléchi et calculé.

Bien que ces deux forces s’opposent, elles sont néanmoins complémentaires. En effet, le Chaos comme l’Ordre ne saurait exister l’un sans l’autre, quelles que soient leurs proportions. Les dieux qui sont rattachés à ses concepts prennent forme à partir des croyances des mortels et continuent à exister tant que ceux-ci croient en eux ou qu’il reste des vestiges de leurs cultes. Il existe de nombreux pays, royaumes ou ethnies où la séparation entre Ordre et Chaos est très marquée, parfois au point de considérer l’autre comme ennemi (notamment dans les terres Sularites de l’Est d’Aséan). Mais la majorité des gens qui adorent l’Ordre ou le Chaos se tourne vers les divinités des deux groupes selon la demande qu’ils aient à faire aux puissances divines. Ainsi un tanneur qui prie régulièrement Forgos pourra faire des offrandes au temple d’Enaëlle pour que sa femme lui donne un garçon.

Satan représente l’ambition et le pouvoir, l’envie de s’élever, de dominer et ce quelle qu’en soit le chemin pour y parvenir.

La Lumière est une entité comme les autres, sauf qu’elle a insufflé la vie au monde. Les hommes l’ont appelé Dieu. Et d’ailleurs, si l’Inquisition en fait une religion unique, les Éthites eux, suivants de la parole originelle de la Lumière, en font une religion de tolérance et de partage (et il arrive que certains arrivent à concilier la Lumière et d’autres cultes).

Les Ténèbres sont nées de l’énergie et de la fureur de Dieu lorsqu’il chassa Satan. Elles ont 5 visages et certains sont bien plus subtils que de simples démons méchants et cruels (cf. Asmodée ou Kayn). Tout est dans le but de corrompre, détourner et faire souffrir.

Voilà en gros comment on peut interpréter les inclinations par rapport aux penchants des persos.

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Les Dieux de Ji-Herp sont excessivement nombreux et ne peuvent être énumérés… Je vais mettre ci-dessous ceux décrit dans le livre des règles.

 

Les divinités du Chaos

Sheïra : Déesse de la nature, Sheïra compte parmi les dieux du chaos les plus prisés sur Aséan et Akapan. Nombreux sont les temples qui lui sont consacrés car on craint son courroux et on recherche sa protection. Les paysans, les marins lui dédient souvent leurs prières car, selon la croyance, elle a le pouvoir d’éviter les tempêtes et de faire en sorte que la saison soit bonne pour les cultures.
Elle est surtout très populaire auprès des Elfes-Drias qui demandent que leurs forêts soient protégées et qu’elle leur accorde ses bienfaits. De tous les peuples, de par leurs origines, ils sont sans doute ses plus fervents adorateurs.
Ses temples fleurissent partout et sont aussi bien des monuments primitifs dédiés à sa grandeur que des temples resplendissant de beauté. En fonction de la saison, elle revêt une apparence différente qui est toujours celle d’une femme superbe et sauvage.

Enaëlle : Déesse de la fécondité et parfois de la vie, elle est souvent celle dont le nom est évoqué lors des cérémonies de mariages pour que les jeunes couples fondent rapidement une famille. Un enfant conçu très tôt ou pendant la nuit de noces est considéré comme un bon signe, la déesse ayant béni l’union des deux époux. Certaines personnes qui souhaitent avoir une descendance multiplient les offrandes et les prières à son encontre.
Jamais aucun de ses suivants ne tentera de faire avorter une naissance car il irait contre la volonté de la déesse. Elle est considérée comme étant la protectrice des enfants et la garante du renouvellement de la vie sur Ji-Herp.
Enaëlle est souvent représentée comme une femme d’âge moyen aux rondeurs prononcées.

Arkhan : Il est le dieu de la magie. Bien que peu de temples lui soient consacrés, ce dieu est très important car il est le gardien des magies les plus puissantes et le protecteur de tous ceux qui les pratiquent.
Il faut aussi noter qu’Arkhan dispose de peu de prêtres au sens strict du terme, car ses serviteurs sont souvent eux même des magiciens. Seuls ceux qui n’ont pas les qualités pour se tourner vers les arts occultes deviennent des prêtes à proprement parler et concentrent souvent leurs efforts dans le domaine de l’alchimie où ils excellent. Les temples d’Arkhan abritent de véritables trésors pour les érudits. Les guildes de mages sont presque toutes affiliées à un temple de ce dieu. Les suivants d’Arkhan considèrent que la magie est une chose qui est précieuse, qui doit être respectée et que son utilisation doit être précautionneuse. Aussi, avec l’aide de ces guildes, ils surveillent les mages indépendants pour que ceux-ci ne dévoilent pas les pouvoirs qui furent légués à une élite par Arkhan. Si un utilisateur de magie vient à utiliser inconsidérément ses dons (en bradant ses services ou en concevant des objets runiques à tout va sans se soucier des conséquences), il recevra sans doute un avertissement poli mais ferme des prêtres d’Arkhan. Dans le cas où la personne s’entêterait dans son comportement irresponsable, il se pourrait bien qu’il ait la visite d’un des très redoutables maîtres-sorciers du culte, accompagné de quelques hommes d’armes, qui se chargerait de lui apprendre l’humilité et le respect du dieu de la magie. Certains mages sont frappés du sceau de l’infamie par le culte d’Arkhan et se sont vus rejetés par leurs confrères.
Arkhan est presque toujours représenté comme un homme de grande taille vêtu d’une robe et d’une capuche qui cache la presque totalité de son visage.

S’arn : Il est le dieu de la guerre. Dans un monde où les conflits armés sont monnaie courante, une telle divinité ne pouvait qu’avoir une grande importance. S’arn est la divinité qui est le patron des combattants et des métiers de la guerre.
Il représente les conséquences de la guerre aussi bien que les formes. Manier une arme peut devenir un art et S’arn sait aussi apprécier les artistes de ce genre qui ne font que de rares victimes mais avec talent, qu’un barbare sanguinaire qui créera des conflits d’envergure. Paradoxalement, il est aussi le symbole des démarches diplomatiques visant à restaurer la paix. Il y a une grande différence entre faire la guerre et savoir quand la faire…
Ses prêtres ont souvent soit une formation de combattant, soit une formation de diplomate. On peut trouver des temples qui lui sont consacrés aussi bien sur Aséan que sur Akapan, une civilisation donnée pouvant mettre en avant un de ces deux aspects en fonction de son tempérament. Ses temples ont une architecture qui rappelle celle des places fortes et sont des lieux d’apprentissage des arts du combat et de la politique.
S’arn apparaît sous bien des formes différentes en fonction du pays, mais il est toujours présenté comme un fier guerrier dont l’attitude exprime le courage et la sagesse.

Ktoll : Ktoll est le dieu de la mort. Malgré sa charge sinistre, Ktoll représente l’un des aspects majeurs du changement et de l’équilibre en tant que contrepartie d’Enaëlle. Il est donc respecté et craint, car la mort fait partie du quotidien de tous, humains ou non. Et, s’il ne possède que peu de temples, il n’en reste pas moins un des dieux les plus puissants des panthéons du Chaos et de l’Ordre. Ktoll est un des dieux es plus anciens. Il apparaît dans toutes les civilisations, même chez les Elfes. Il est le gardien du repos des âmes et en tant que tel, ses serviteurs ont la charge de protéger les lieux de sépultures. Nul n’a le droit de déranger les morts et ceux qui pratiquent l’art interdit de la nécromancie craignent la colère de ce dieu et de ses serviteurs qui les traquent sans repos.
Les prêtres de Ktoll sont responsables des veillées funèbres, des rituels mortuaires et des enterrements. Par ailleurs, ils font d’excellents embaumeurs. Tous peuvent faire appel à leurs services et ils ne demandent une rétribution que pour des cérémonies d’exceptions.
Ktoll apparaît souvent comme l’image des morts. Son apparence dépend grandement de l’idée que s’en fait une culture.

Cybill : Déesse du plaisir et de la beauté, Cybill est la déesse la plus volage de tout le panthéon du Chaos et aussi le plus populaire.
Cybill représente tous les aspects de la fête et des plaisirs « bon enfant » et partagés, simples ou raffinés. Contrairement à ce que prétendent certains, elle n’a rien à voir avec Asmodée, déesse des Ténèbres qui préconise la recherche du plaisir aux dépends des autres et dans la perversion. Cybill est aussi la figure emblématique de l’amour physique et spirituel, elle est la protectrice des amants et des filles de joie. La plupart des temples dédiés à Cybill sont des lieux de voluptés et des serviteurs comptent de nombreuses prêtresses. Ses suivants préconisent la recherche du plaisir et considèrent que ce dernier est un don de la déesse qui, peinée de voir combien la vie terrestre était difficile, a décidé d’alléger le fardeau des mortels.
Cybill est toujours représentée comme une jeune femme magnifique et légèrement vêtue, dont l’attitude est à la fois provocante et candide.

A’arick : A’arick est la divinité du hasard. Le hasard est l’un des aspects du Chaos qui influe le plus la vie de tout un chacun. La chance, la malchance, les rencontres heureuses ou malheureuses, chaque jour apporte son nouveau lot. A’arick est la divinité qui contrôle ces aléas.
Bien qu’il ne possède pas un culte très formel contrairement aux précédentes divinités, A’arick est présent dans la vie de chacun et les efforts que font les gens pour s’attirer ses bonnes grâces (même si certains prétendent ne pas prêter foi à la chance) sont indéniables. Par nature, ce dieu est le patron et le protecteur des joueurs, mais les personnes qui lui font des offrandes sont aussi bien des marins que des marchands.
Les temples d’A'arick sont très rares, ce qui ne les empêche pas d’être assidûment fréquenté car il y a toujours quelqu’un qui souhaite que les augures soient bonnes à son encontre.
A’arick est généralement représenté comme un homme à l’air secret et amusé mais dont l’apparence varie beaucoup d’un pays à l’autre.

Agonn : Il est le dieu de la vengeance et le frère d’Eyméris. De tous les cultes du Chaos, c’est sans doute celui d’Agonn le plus secret. Il représente quelque chose d’attirant et d’effrayant. Qui n’a jamais souri en pensant à sa vengeance et ne s’est ensuite repris en dégoutant de l’horreur de ses pensées?
Il n’existe que peu de temples et ceux-ci font souvent office où l’on règle ses différents plus que de lieu de culte. Si une personne juge qu’elle a été offensée, elle peut demander réparation au temple d’Agonn. Les prêtres font alors parvenir, dans la plus grande discrétion, la provocation en duel à l’offenseur. Dans le même temps, les prêtres d’Agonn enquêtent sur la légitimité du duel. Si l’offensé se révèle responsable d’une forfaiture, il devra en répondre devant le temple. La personne provoquée peut refuser le duel, mais le temple se charge alors de faire savoir que le plaignant a fait preuve de son bon droit et l’offenseur est alors publiquement discrédité. Les deux parties peuvent faire appel à des champions du temple. En outre, il est de renommée publique, bien qu’aucune preuve n’ait jamais pu être apportée, que le temple offre, pour les sévices les plus graves, les services d’assassins réputés infaillibles. Même dans ce cas, les prêtres enquêtent dans le plus grand secret sur le bon droit du plaignant. S’il s’avère que ce dernier a tenté d’utiliser les services du temple de manière légère, inconsidérée ou pour des motifs fallacieux, alors il se pourrait que ce soit sa vie que l’on ôte.
Agonn n’a aucune représentation dans ses temples ni même ailleurs. C’est un dieu craint et respecté autour duquel on entretient le mystère.

Juliana : Elle est la déesse des arts et la sœur de Forgos. Cette déesse est la muse céleste, l’inspiratrice et la protectrice de toutes les professions artistiques.
L’architecture de ses temples privilégie l’esthétisme à la fonctionnalité. Tous les serviteurs de la déesse sans exception ont une formation artistique. Ces prêtres et prêtresses se font un devoir d’être des découvreurs de nouveaux talents, et comptent parmi les mécènes les plus enthousiastes. Le culte de Juliana s’entend généralement fort bien avec celui de Cybill, tant ils ont de points communs. Dans bien des cités, les temples des deux divinités s’associent pour développer toutes les forment d’art et recrutent les plus grands artistes pour qu’ils enseignent aux prêtres novices ainsi qu’à quelques laïques triés sur le volet.
Julian est représenté comme une femme d’une grande pureté et dont la beauté égale celle de Cybill. Elle est toujours vêtue de magnifiques atours et porte souvent un instrument de musique.

 

Les divinités de l’Ordre

Eyméris : Eyméris est le représentant de la justice et le frère ennemi d’Agonn. Ce dieu possède de nombreux temples dans tous les pays dédiés à l’Ordre. Il représente l’esprit de la justice et des lois. Il est d’ailleurs habituel que des tribunaux présidés par des prêtres d’Eyméris rendent des sentences au même titre que des tribunaux civils.
Les prêtres du dieu de la justice ont tous une formation de juristes et officient en tant qu’avocats (ou orateurs), procureurs ou juges. Les temples d’Eyméris héritent souvent des cas les plus épineux dont les tribunaux civils hésitent à s’occuper et leurs sentences font souvent jurisprudence. Ils forment leurs propres enquêteurs qui sont souvent mandatés par les autorités. Ces derniers sont appréciés pour leur objectivité, leur intelligence, leur intuition, leur capacité de déduction et leur esprit critique. Beaucoup de personnes effectuant des affaires qui ne sont pas toujours dans le cadre légal craignent que les dévots d’Eyméris ne s’intéressent de trop près à leurs affaires. En effet, s’ils ne peuvent eux-mêmes procéder à une arrestation, ils peuvent saisir les autorités et les avertir des résultats de leurs enquêtes. Ceux qui rentrent au service d’Eyméris sont réputés pour être incorruptibles et infaillibles mais restent étroitement surveillés par leurs supérieurs. Eyméris est aussi le dieu tutélaire de tous les justiciers que l’on peut rencontrer, chasseurs de primes, champions, chevaliers ou autres héros.
Eyméris est uniformément représenté comme un homme d’âge mûr aux orbites vides tenant dans sa main droite un parchemin et dans sa main gauche une petite balance.

Korian : Dieu de la loyauté, Korian est une divinité qui est surtout suivie dans les pays de l’Ordre, au même titre qu’Eyméris, par les ordres de chevalerie.
La plupart de ses fidèles sont des gens sur lesquels on peut compter en toute occasion. Korian est le gardien des serments, des traités passés entre différentes parties et des traditions. Toute promesse faite devant son autel est considérée comme sacrée et inviolable. Les seules circonstances atténuantes que reconnaissent ses suivants pour la rupture d’une parole donnée est la demande d’actions avilissantes ou déshonorantes (rompre un autre serment, trahir la confiance placé en soi ou commettre tout autre acte explicitement illégal). Les prêtres de Korian sont connus pour être des personnes de confiance auxquels on peut, en toute sécurité, donner des missions délicates voire secrètes (comme transmettre un message de la plus haute importance).
Ces prêtres se conformeront à la demande qui leur est faite contre rétribution. En échange de leurs services, les prêtres de Korian demandent toujours que le demandeur fasse le serment sacré de garantir que la mission ne va pas à l’encontre de leurs valeurs. Si le serment est passé entre deux parties privées, son contenu est consigné dans un parchemin scellé et conservé secret à moins qu’une des deux parties ne souhaite le récuser.
Korian est représenté comme un homme solidement armuré et sans visage.

Anotronack : Dieu des Sciences, Anatronak est le seigneur de tous les érudits et de tous les ingéniomanciens. Tout comme Arkhan est la « source » de la magie, Anatronak est considéré comme celui qui a donné la science et l’ingéniomancie aux mortels pour contrecarrer les maléfices du Chaos.
Peu de temples lui sont consacrés, mais ils sont toujours grandioses et représentent de grandes sources de savoir. A l’instar des prêtres d’Arkhan qui sont souvent des mages, les serviteurs d’Anatronak qui en ont la capacité sont versés dans les sciences ingéniomantiques. Les prêtres d’Anatronak ont des esprits pratiques et pragmatiques. Ils considèrent l’usage de la magie comme dangereusement aléatoire et refusent de comparer leurs talents ou leurs connaissances avec celles des imposteurs qui se prétendent sorciers. Leurs compétences sont souvent requises par les nobles ou les notables fidèles aux cultes de l’Ordre. Malgré leurs positions vis-à-vis de la magie, seuls les plus fanatiques d’entre eux considèrent les mages comme des ennemis à éliminer. En règle générale, ils préfèrent les considérer comme des gens qui sont aveuglés par des superstitions et des croyances obsolètes.
Anatronack est représenté comme un sage d’âge vénérable tenant une foudre dans sa main gauche et un livre dans la droite.

Quirios : Il est le dieu du commerce, le symbole du bien-être matériel, de la richesse et de l’opulence. Il est également le protecteur des marchands et est le culte le plus populaire du panthéon de l’Ordre.
C’est sans conteste son culte qui est le plus répandu, nombreux sont ceux qui lui adressent des prières et des offrandes pour s’assurer sa bienveillance et obtenir la réussite sociale. Ses temples foisonnent de richesses et sont souvent superbes. La richesse de ces lieux de culte n’est pas sans attirer la convoitise de certains gens mal intentionnés. Aussi, les prêtres de Quirios s’entourent souvent de combattants (fréquemment des fidèles ou des suivants de Korian) et protègent leurs trésors grâce à des merveilles ingéniomantiques. Les fous qui osent s’en prendre à ces lieux de cultes ne trouvent que peu de sympathie auprès des habitants, riches ou déshérités. En effet, les prêtres du dieu du commerce ne se montrent pas avares de leurs richesses. Ils font deux fois par an (parfois plus souvent) de généreuses donations aux personnes dans le besoin. En outre, ils prennent une part très active dans le commerce des régions om se trouvent leurs temples. Très souvent, ils agissent comme des organisations financières en accordant des prêts, en conservant des liquidités et servent de conseillers pour les placements. Leurs services ne sont pas gratuits mais sont peu onéreux et toujours de qualité. De nombreux traités de commerce sont signés entre les murs de ces temples et les prêtres servent aussi d’intermédiaires pour les affaires litigieuses mais uniquement si les deux parties souhaitent trouver un arrangement à l’amiable (si tel n’est pas le cas, ils laissent les prêtres d’Eyméris ou les autorités faire leur office).
Quirios est habituellement représenté comme un homme à l’allure bienveillante et vêtu d’atours somptueux.

Forgos : Dieu de l’artisanat, frère de Juliana, Forgos est une divinité qui se trouve quelque part entre Anatronack et Quirios.
Son culte est tout aussi développé que celui du dieu du commerce et reste un des plus importants. Il est le patron des artisans et de toutes les personnes ayant une activité en rapport avec le travail des matières premières ou leur extraction, ainsi que les métiers de l’agriculture. Comme cette catégorie de la population est la plus vaste de Ji-Herp, ce dieu a beaucoup de fidèles bien qu’ils ne soient pas parmi les plus assidus. Les temples de Forgos sont toujours des monuments d’architecture. A leur image, les prêtres sont des gens humbles et pratiques. Bien que ces derniers n’aient pas pour la majorité de formations techniques, ils emploient les meilleurs spécialistes et les incitent à transmettre leur savoir aux plus jeunes dans des écoles qu’ils administrent.
Forgos est très souvent représenté comme un homme solide d’apparence rustique et tenant un marteau, à ses pieds est posé une enclume.

Taïvelle : Taïvelle est la déesse de la médecine et des soins. Le culte de cette divinité s’est beaucoup développé depuis ces deux derniers millénaires au détriment de celui d’une divinité du Chaos, aujourd’hui disparue et oubliée, appelée Seïlin.
Les maladies nombreuses et souvent mortelles ainsi que le développement des techniques médicales, ont permis à cette déesse d’avoir de nombreux temples sur tout Aséan et dans les cités-états d’Akapan. Les temples de Taïvelle, en général, situés dans les villes ou les grands bourgs, sont d’immenses bâtisses qui ressemblent plus à des hôpitaux qu’à des lieux de prière. Tous les prêtres du culte ont une formation très complète en médecine et en herboristerie. Toute personne souffrant d’un quelconque mal peur recevoir des soins appropriés dans ces temples, en échange d’une somme modique. Dans les plus grandes cités, le culte de Taïvelle a fondé des « universités » de médecine où enseignent les plus grands spécialistes. Les étudiants de dernières années de ces écoles prodiguent gratuitement leurs soins sur les déshérités, moins par grandeur d’âme que pour la pratique. La malheureuse habitude qu’ont les prêtres de Taïvelle de faire des expériences sur des cadavres et de s’acharner à conserver en vie leurs patients (quelque soient les moyens et les conséquences) leur a souvent attiré la haine des suivants de Ktoll. Il n’en reste pas moins que ces prêtres sont des pacifistes et des humanistes pour qui toute vie est sacrée. Ils s’entendent en général plutôt bien avec les cultes de la Lumière d’Aséan et de d’Akapan, surtout ceux dédiés à Raphaël. Cependant, les plus extrémistes d’entre eux se font souvent traiter d’hérétiques, lorsqu’ils prétendent que la condition mortelle est une erreur qu’ils se doivent de corriger.
Taïvelle est toujours représentée comme une femme d’âge moyen redonnant vie à une créature mortellement blessée.

 

Satan

Satan est le premier et le plus puissant des Archanges. Il est aussi le premier Homme. Il est unique dans l’univers, premier-né des enfants de Dieu, homme divin. La cause de son désaccord et de sa rupture avec Dieu, le Créateur, a été la faiblesse de la nouvelle génération d’Humains et leur dépendance vis-à-vis de ce dernier. Ayant renié son Père, il se consacra à faire de ses frères des êtres dont la puissance serait suffisante pour prendre en main leurs destins. Très vite, il comprit que la condition des Anciens Peuples n’était pas trop différente, aussi étendit-il ses attentions à l’ensemble des peuples évoluant sur Ji-Herp. Pour cette entité omnipotente, les notions de Bien et de Mal, d’Ordre et de Chaos sont des considérations secondaires. Il se place à leurs frontières, quelque part dans l’ombre, manipulant ces forces et semant les graines du pouvoir qui feront des mortels, un jour dans l’éternité, ses égaux. Bien souvent, il est identifié, à tort, à une force du Mal ou du Chaos. Même si son message et ses intentions ont souvent été mal perçus et mal interprétés, il est le protecteur des races qui peuplent le monde. Il s’instaure en bouclier face à des puissances qui les asservissent. Il se bat pour qu’elles aient un destin plus glorieux que celui que leur réserve les autres divinités quelles qu’elles soient. Il souhaite que l’homme et toutes les autres races se débarrassent du fardeau des dieux. En attendant ce moment, toute personne à la recherche d’une parcelle de ce pouvoir qu’il possède est digne de son attention. Satan s’intéresse à tous ceux qui détiennent ou recherchent le pouvoir. Que ces derniers servent la Lumière, les Ténèbres, l’Ordre ou le Chaos lui importe peu. Parfois, les personnes qui sont ses meilleurs représentants n’en ont même pas conscience, du moins jusqu’à ce qu’il prenne contact avec eux par un moyen ou un autre. Satan n’est pas représenté d’une manière particulière, l’apparence qu’on lui donne changeant en fonction des ethnies et des croyances de chacun. Sa forme naturelle est celle d’un Archange à la beauté sombre et incomparable.

La Lumière
La puissance du Bien, de la Lumière est incarné par cette entité que les Humains, et par extension, les autres peuples, nomment Dieu. Il existe, de par Ji-Herp, un grand nombre de personnes qui suivent les préceptes de la Lumière qu’ils soient Humains, Elfes, Nains ou autres. Bien que les Anciens Peuples ne soient pas ses enfants, Dieu sait reconnaître chez eux ceux qui sont ses serviteurs. Les Ethites, longtemps guidés par Seth, sont restés très proches des notions originelles transmises aux premiers humains : Dieu est Amour et Bonté. Il n’existe pas de clergé au sens propre du terme en pays Ethite, le peuple se tourne naturellement vers les philosophes, les sages et les patriarches qui sont en quelque sorte les guides spirituels. Les lieux de cultes existent mais se sont surtout des lieux de prières et de conversations. La religion fait partie de la vie de tous les jours et habite le cœur de chacun.

L’Église
Au Sud du pays Ethite s’étend les terres de l’Église. Cette organisation religieuse est constituée par une théocratie rigide, au pouvoir politique considérable, et s’est démarquée au fil du temps des autres cultes dédiés à la Lumière. Dans ces royaumes, Dieu est le seul être suprême et l’Homme son seul fils. On considère tout autre culte comme blasphématoire, tous les non-humains sont vus comme des créatures des Ténèbres et la magie comme une diablerie. La responsabilité de cette situation incombe en grande partie à la « Sainte Inquisition » qui, depuis sa création, a conquis de plus en plus de pouvoir au sein de l’Église. La plupart des hauts dignitaires de la théocratie en sont issus et donnent à l’ensemble de l’Église ses positions extrémistes. Un certain nombre de personnes souhaiteraient lui rendre son orientation de départ, mais la peur les empêche, bien souvent de s’exprimer ouvertement. La déformation des préceptes de Seth et l’aveuglement de la population sont tels qu’il est de plus en plus rare d’y trouver des personnes touchées par la Grâce Divine.

Panthéon de la Lumière :

Gabriel : Le Messager, celui qui prend contact avec les Mortels.
Michel : Le Bras Armé de Dieu.
Raphaël : Le Guérisseur, le Faiseur de Miracles.

 

Les Ténèbres :

Les consciences habitant la noirceur de l’Univers se sont éveillées lors du conflit qui opposa Dieu avec son premier fils, Satan. Ces forces, comme leur nom l’indique, représentent l’antithèse de la Lumière et du Bien. Cependant, si la Lumière est unique, le Mal, quant-à lui, revêt plusieurs aspects. Leurs méthodes favorites varient d’un dieu à l’autre, allant de la violence gratuite et aveugle à la manipulation la plus sournoise.

Les cultes des Ténèbres n’agissent presque jamais au grand jour mais les sectes servant tel ou tel seigneur du Mal pullulent. Certains dirigeants puissants cherchent à fédérer toutes ces sectes sous leur unique égide. Leur organisation est une parodie de celle de l’Eglise, ainsi reprennent-ils les titres de prêtres, archiprêtres, évêques et archevêques. Les archevêques sont situés au sommet de la hiérarchie de chaque culte et jouissent d’un pouvoir incontesté qu’ils exercent sans partage. Les rivalités et les tensions internes sont toutefois grandes au sein de chaque « église » et maintenir la cohésion demande beaucoup d’efforts de la part des dirigeants.
Les adorateurs des Ténèbres cherchent à placer leurs agents dans toutes les classes sociales, dans tous les pays. Ils ont sans doute infiltrés quelques-uns de leurs serviteurs dans tous les cultes majeurs existants, même dans la formidable, puissante mais divisée, organisation que représente l’Église de Gomora. Ils se plaisent à pervertir les choses, souvent de l’intérieur, comme un cancer rongeant tout ce qu’il peut y avoir de pur. Bien que leurs actions soient menées la plupart du temps en se cachant aux yeux de tous, les cultes dédiés aux divinités des Ténèbres sont d’être parmi les plus inactifs.

Le panthéon des Ténèbres :

Asmodée : Elle est la Corruptrice. Cette entité des Ténèbres représente l’aspect le plus séducteur des forces du mal. En effet, les serviteurs de l’unique déesse du panthéon des Ténèbres se complaisent à éveiller chez les autres la nature obscure qui est enfouie au plus profond de leur âme.
Les suivants d’Asmodée se vautrent dans le stupre, aiment la manipulation, la séduction et cultivent l’égocentrisme. Ils adorent pervertir les âmes et profiter de la crédibilité des gens. S’ils ne peuvent œuvrer à la conversion d’une personne qui leur résiste, ils se complaisent alors à en faire une victime volontaire, et force est de constater qu’ils ont en ce domaine une imagination débordante. Lorsqu’ils ne passent pas tout leur temps à essayer de s’attirer les bonnes grâces de leur maîtresse, leur seule préoccupation est d’assouvir leurs plaisirs pervers et égoïstes, si possible aux détriments des autres.
Asmodée est toujours représentée comme une femme à la beauté démoniaque dans diverses poses lascives et outrageusement provocantes.

Baphomet : Il est le Destructeur. Il représente la destruction gratuite et aveugle. La plupart des suivants de Baphomet sont des brutes stupides qui ne pensent qu’à détruire et à s’approprier ce qui appartient aux autres de la manière la plus sauvage et la plus violente possible.
Ils ne connaissent nulle pitié et tuent gratuitement à chaque fois que l’occasion se présente. Plus l’adversaire face à eux et plus ils éprouvent du plaisir à abuser de leur force. Malheureusement, ces derniers sont loin d’être les plus redoutables serviteurs de Baphomet. En effet, quelques-uns sont de très fins stratèges et d’excellents politiciens. Ils adorent monter les gens les uns contre les autres et provoquer les conflits les plus étendus possibles. Ils se complaisent à semer la destruction, à voir les gens s’entre-tuer et faire couler le sang. Certaines personnes (surtout au Sud de Tersainte) ont tendance, dans leur ignorance, à confondre S’arn et Baphomet.
Baphomet est presque toujours représenté comme un être vaguement humain à la musculature disproportionnée, aux traits d’animaux et portants des armes et armures infernales.

Kayne : Kayne l’Obscur représente la terreur et l’obscurité infernale qui accompagne le Mal. Ses serviteurs dévoués sont ceux qui instillent la peur dans le cœur des hommes.
Ils aiment s’entourer de mystère, agir dans l’ombre sans révéler leur visage au grand jour et rester des menaces omniprésentes comme une odeur fétide persistant dans l’air. Ils sont insaisissables comme des ténèbres liquides. Leur méthode favorite est d’alterner avec brio violences physiques et mentales délibérément spectaculaires et menaces subtiles et sournoises. Ils prennent un grand plaisir à jouer avec les nerfs de leurs victimes. Ils les laissent entrevoir une lueur d’espoir avant de les faire replonger dans les affres de la terreur, leur faisant réaliser, de la manière la plus douloureuse, qu’ils ont été, durant tout ce temps, des proies sans défenses. Les plus doués des suivants de Kayne sont capables de briser les plus valeureux, en faisant d’eux des épaves angoissées plongées dans la paranoïa la plus profonde. Ils sont des experts pour déceler tout faille dans l’armure émotionnelle la mieux forgée et ne consentent à en finir que lorsqu’ils se sont suffisamment amusés.
Kayne n’a aucune représentation, il est la peur sans visage et la nuit. Lui donner une quelconque apparence serait diminuer son pouvoir.

Bahal : Il est le Tortureur. Il représente la souffrance absolue physique et morale. Les serviteurs de Bahal sont sadiques, des fous dangereux qui ne trouvent d’autres plaisirs dans l’existence que de se délecter de la souffrance d’autrui.
Comme ceux de Baphomet, les suivants de Bahal affectionnent la violence physique mais aussi mentale. Cependant, contrairement à eux, il ne s’agit pas d’une violence sourde et brutale. Ils font preuve d’une ingéniosité et d’un raffinement très poussé pour infliger à leurs victimes des tourments inédits et exquis à leurs yeux. Ils ne se contentent pas de briser les corps mais aussi les esprits. Ils n’ont besoin d’aucune raison pour agir ainsi et ne s’en cachent pas. Au contraire, ils prennent un malin plaisir à le faire savoir aux sujets de leurs « expériences », pour profiter d’une douleur encore plus grande. Leurs victimes comprennent ainsi que, quoi qu’ils fassent, leurs tortures ne cesseront que lorsque leurs bourreaux le décideront. Bien entendu, vis-à-vis d’un œil extérieur, ces parfaits disciples de Bahal auront la plupart du temps une façade respectable ou une couverture leur permettant d’agir à leur guise.
Bahal est généralement représenté comme un grand homme chétif et dégingandé, portant la cagoule du bourreau et divers « outils » dont la seule vision fait naître dégoût et peur.

Aztaroth : Il est l’Anathème. Cette divinité des Ténèbres est sans nul doute la plus complexe de tout le panthéon. Il est l’élément fédérateur, le sommet du pentagramme. Ses disciples sont ceux qui ont rejetés la lumière pour une raison ou pour une raison.
Ils n’ont qu’un seul objectif auquel ils se consacrent totalement : détruire tout ce qui appartient à la Lumière. Ils passent le plus clair de leur temps à réunir des troupes pour abattre ses bastions. La majorité d’entre eux sont les pires manipulateurs que puisse porter le monde et sont infiltrés dans tous les milieux. Les autres sont des êtres qui, malgré leur totale dévotion au mal, font preuve d’une rigueur implacable. En effet, ces derniers ne s’encombrent pas des perversions propres aux autres dévots du Mal : pour eux point d’orgies, de tortures et de violences inutiles. Le meilleur moyen d’accomplir leur mission est le plus direct et ils ne se permettent jamais « d’extra » comme dans les autres cultes. C’est parmi ces gens-là que l’on trouve les Chevaliers Noirs, ils respectent leur propre code moral et leur loyauté est toute entière acquise à leur maître. Ils sont particulièrement bien organisés, ils pourchassent implacablement, et sans s’accorder un instant de repos, ceux qui sont leurs adversaires. Ils agissent pour le Mal et au nom du Mal qui est pour eux une finalité en soi. C’est le culte qui regroupe le plus de partisans parmi les Ténèbres.
Aztaroth est le plus souvent représenté comme un roi ou un grand seigneur dans la force de l’âge, armé et armuré, dont le visage inexpressif ne laisse transparaitre aucun sentiment.

Présences des Ténèbres :

Nihil, présence de l’Oubli, serviteur de Kayne
Nihil est l’une des présences les plus étranges qui soit. On raconte dans les cercles des adorateurs de Ténèbres que Nihil était un humain qui avait cessé de croire aux Dieux. Pendant toute sa vie, il avait prêché la seule existence du Néant. Ce faisant, il s’était attiré les foudres des puissances. Aux portes de la mort, sa peur de l’au-delà était tellement grande qu’elle attira Kayne. Celui-ci profita que Nihil n’était plus protégé ni par la Lumière, ni par le Chaos ou l’Ordre, et l’emporta en son royaume.
Culte : Nihil est adoré par quelque ténébreux, pour la plupart amnésiques ou ayant intérêt à oublier leur passé… C’est une présence presque totalement impersonnelle qui ne demande aucun culte mais qui se nourrit des souvenirs de ses adorateurs.
Adorateurs : Les adorateurs de Nihil perdent progressivement leur identité en même temps que leurs souvenirs… Lentement, leurs yeux deviennent d’un noir absolu tandis que leur traits (bouche, nez, pilosité faciale,…) disparaissent pour laisser finalement le visage de l’être aussi lisse qu’un masque.

Kratus, Présence de la Rageserviteur de Baphomet
Kratus est une brute immonde. Son origine est totalement inconnue et peu de gens, même parmi ses rares adorateurs, se plaisent à penser qu’un jour il fut humain. Le seul avatar que Kratus a pris, il y a des siècles de cela, pour descendre sur Ji-Herp, est un cauchemardesque amalgame entre différents prédateurs et un être humain de grande taille… Son passage fut d’ailleurs synonyme de monstrueuses catastrophes à l’Ouest d’Asean. Il puise sa force dans les frustrations de millions d’êtres… Sa rage est l’égale de celles de centaines de vivants. Et sa pitié n’existe pas.
Culte : Kratus est le commandeur des légions berseker des Ténèbres. Autant les chevaliers noirs d’Aztaroth suivent un code moral qui leur est propre, autant les guerriers de Kratus ne suivent aucuns sens moral. Leur arrivée sur un champ de bataille est en général une calamité pour l’adversaire. Heureusement, peu de gens prennent le risque d’invoquer Kratus pour lui demander son aide…
Adorateurs : Les adorateurs de Kratus prennent peu à peu le visage de leur maître. Ils gagnent en muscle et en pilosités mais perdent l’esprit. Quand ils arrivent au stade de Pion, ils commencent à devenir des berseker et ne recouvrent leurs esprits qu’une fois le stade d’Elus atteint. Et dans ce cas précis, ils deviennent les plus dangereux ennemis de la Lumière. Leur incroyable puissance s’ajoutant à une intelligence perverse, ils deviennent les serviteurs les plus craints des Ténèbres.

Lamek, Présence des Vampiresserviteur d’Aztaroth
La légende raconte que le premier vampire était un Elus de Satan qui se serait tourné vers les Ténèbres… Lamek connaît peut-être la vérité mais ne l’a jamais divulguée. Il est l’un des premiers enfants de ce premier Vampire. Celui-ci ayant disparu, c’est Lamek qui a pris sa place en tant que Présence des Vampires. Sa dévotion envers son seigneur Aztaroth est proprement fabuleuse. Tous les vampires ne sont pas les serviteurs de Lamek mais certains trouvent intérêt à suivre cet ancien qui leur promet le contrôle des trois continents. Existant depuis des siècles, Lamek a souvent été opposé à Lycan, le Dieu-Loup, et celui-ci a souvent fait échouer les plans de ce dernier…
Culte : Lamek est souvent considéré, à tort, comme le Dieu des Vampires ou le Roi des Vampires. Mais il n’est en fait qu’un simple vampire, ancien certes, ayant réussis à se faire bien voir des Ténèbres. Un tiers seulement des vampires lui vouent un culte, le reste le méprise ou le craignent, mais ne l’adorent pas.
Adorateurs : Les adorateurs de Lamek sont exclusivement des vampires. On ne trouve pas d’humains ayant connaissance de ce culte et le pratiquant.

Skarr’den, Présence du Hurlementserviteur de Bahal
Skarr’den est la seule présence des Ténèbres à ne jamais avoir été humain. Il est né au début des temps alors qu’un serviteur zélé de Bahal torturait à mort celui qui allait devenir Emmanuel, Séraphin du Pardon. Les hurlements du saint se heurtèrent à la nature même de Bahal, dans les Enfers Ténébreux, et jaillit de cette alchimie le seul enfant de cette Conscience maléfique.
Skaar’den est le plus fidèle des serviteurs de Bahal et sa présence reste un mystère aux yeux des Cinq Consciences. Rien ne devait sortir des Ténèbres, antithèse de la création divine, mais pourtant Bahal a donné vie. Cela voudrait dire que les Ténèbres possèdent le pouvoir de création et seraient alors parfaitement égaux, voir même supérieurs, à Dieu et à Satan.
Skaar’den récolte les hurlements des victimes de torture ou de douleur et les retransmet à ses Elus par le biais de pouvoirs fabuleux et destructeurs. Mais peu d’Elus ont résisté à l’entretien avec cette Présence, car sa proximité fait mourir les mortels trop faibles. Skaar’den est donc une Présence seule, presque uniquement épaulée par son créateur.
Culte : Skaar’den est adoré par une petite part des adorateurs de Bahal, en association avec celui-ci. Une petite communauté de Féeries a été il y a des siècles corrompu par Skaard’en et les mutations que cela a engendré a donné naissance à la race des Banshee.
Adorateurs : Les adorateurs de Skaar’den perdent peu à peu leur capacité vocale. Progressivement, ils ne peuvent plus hurler, crier, parler, puis murmurer. Mais une fois devenue élus, la puissance de leur silence leur permettrait de briser des murailles.

Ahna, Présence de la Passionservante d’Asmodée
Ahna était une adoratrice d’Asmodée dès son jeune âge. Catin, puis courtisane, elle a corrompu grâce à son corps de rêve nombre de rois et de princes et les poussait à se battre entre eux. Mais elle fut réellement remarquée par Asmodée quand elle parvint, en feignant la pureté et l’innocence, à corrompre un pieu soldat, lui-même en passe de devenir un Elu de la Lumière. Elle le poignarda dans son lit après lui avoir noircit l’âme par ses racontars et son désir.
Culte : Ahna est adorée par de nombreuses putains, dont elle est quelque fois considérée comme l’une des « patronnes ». Son culte n’est jamais noir, comme souvent dans les Ténèbres, mais toujours coloré, joyeux, animé, charnel… jusqu’à ce que la corruption et le désir soit rentré dans tous les cœurs.
Adorateurs : Les adorateurs d’Ahna ne gagnent que peu de pouvoir, leur maîtresse n’étant ce qu’elle est que depuis 200 ans. Mais les adoratrices de cette Présence sont souvent considérées comme l’élite des corruptrices d’Asmodée.

Thanatos, Présence de la Nécromancie, serviteur de Kayne
Thanatos était un sombre sorcier au service de Kayne au début des temps. Il avait, depuis sa plus tendre enfance, l’étrange capacité d’entendre les propos de Ktoll. Mais cette malédiction l’avait rendu fou depuis longtemps déjà. C’est par ce biais qu’il apprit l’existence du fils de Ktoll et de l’Améthyste des Esprits. Il pria alors avec ferveur son Maître et obtint la force et le pouvoir de corruption. Avec ces dons, il partit combattre le Clergé du Dieu des Esprits, le fils de Ktoll, et poussa une partie des lutins à massacrer ceux qui refusaient de se rendre aux Ténèbres. L’Améthyste fut volée et brisée, son pouvoir fut corrompu et Thanatos fut admis auprès de Kayne. Depuis, il veille sur les ténébreux sorciers qui s’essayent au dangereux art de la Nécromancie.
Culte : Comme toutes les Consciences et les Présences, Thanatos est adoré en secret. Ses adorateurs sont tous des nécromanciens puisque leurs pouvoirs passent forcément par la soumission à cette Présence. Autrement, il n’a pas vraiment de clergé.
Adorateurs : Les adorateurs de Thanatos gagnent le don de Nécromancie, comme décrit dans le livre de base (Partie II, Chapitre IV, page 188).

Valkhora-Sirrah, Présence de la nuit éternelle, servante de Kayne.
Maîtresse de la nuit, déesse de la luxure, elle est issue de l’Espace et du Néant.
Déité pervertie et cruelle, la Lune Noire manipule en coulisse et à ses fins propres les forces souterraines qui régissent le monde depuis les origines.
Sa vraie nature n’est connue que de quelques rares initiés: Valkhorra-Sirrah est une déité âgée de quinze siècles, issue de la fusion d’une sorcière mortelle et de l’essence d’un Seigneur des Ténèbres. A l’époque du Cataclysme, quand les Anges de la Lumière bannirent les Seigneurs des Ténèbres, la Lune Noire fut engendrée pour préparer le retour des Ténèbres.
L’Al-Akraïr trouva en la sorcière Elfe-Blanche Merake un terrain idéal, et de sa volonté de puissance et de destruction couplée à l’essence de pure malignité d’un esprit mortel perverti naquit une déité de ténèbres capable d’une infinie cruauté, car elle savait par expérience quelles étaient les terreurs les plus profondes de l’âme des mortels.
La Lune Noire incarne le Mal à l’état pur. Elle est opposée à l’Ordre, à la Création, à la Lumière et à toute existence en général. Elle représente l’Obscurité, le Chaos destructeur, le Néant.
Culte : Valkhora-Sirrah la Lune Noire est la déité obscure dont le culte est le plus actif et le plus secret. Maîtresse des Ténèbres, Reine des créatures de la Nuit, Déesse de la Luxure, elle est vénérée par tous ceux qui détestent la lumière du jour et par ceux qui font le mal par cruauté ou ambition personnelle.
Adorateurs : Les adorateurs de VALKHORA-SIRRAH gagnent le don d’obstruction de la lumière.

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Un commentaire

  1. M.J.

    à

    Je viens de décrire avec précision les dieux majeurs (donc les plus souvent croisé) de Ji-Herp. Bonne lecture ;)

    Répondre

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